• L'équipe technique.

Est chargée de mener à bien non seulement les différentes séances d'entrainement, mais elle a aussi la responsabilité du suivi des athlètes. Elle est aussi une force de proposition au sein du Comité Directeur.

 

Le Partager de nos connaissances et nos expériences ne peut que nous être bénéfique. Fort de ce constat, les Cadres du MAC mettent à disposition des documents téléchargeables tels que :

 

 

 

  • 1 - Le développement de la vitesse :

 

C'est l'objectif recherché lorsque nous nous entraînons. Toutefois, aboutir, est d'autant plus difficile que cette qualité intrinsèque qu'est la vitesse est souvent liée à des capacités innées. Il est vrai que par l'entraînement nous allons pouvoir progresser, mais surtout d'un point de vue technique et musculaire.
La vitesse est liée à trois facteurs :

  • vitesse de réaction
  • vitesse gestuelle (fréquence)
  • amplitude de la foulée

Tous ces éléments devrons être développés harmonieusement au cours de la préparation, de façon à être associés au moment de la préparation spécifique en vue du rendement optimal.

 

  • 2 - Les secteurs à développer :

2-1- Le départ :

Ici, il s'agit de prendre en compte une règle d'or qui dit : " Les premiers appuis conditionnent le reste de la course ".
Pour cela, il est intéressant de considérer plusieurs points qui constituent le départ.

  • Recherche de la meilleure position dans les starting-blocks
  • Tavail de vitesse de réaction

Travail technique visant à améliorer la qualité des premiers appuis et de leur enchaînement (exercice en opposition pour travailler la poussée ; exercice de traction pour optimiser la poussée sur un vingtaine de mètres ; travail de pliométrie pour aborder le côté explosivité).
Un bon départ est primordial !

 

2-2- La phase d'accélération

 

Cette phase vient après celle du départ. Il s'agit donc de relier le plus pertinemment possible ces deux phases afin qu'il y ait un enchaînement qui optimise les actions et non l'inverse.
Il est nécessaire de travailler cette partie de la course sur un plan bio-énergétique et technique.
Au niveau bio-énergétique nous serons à la recherche d'un travail allant de 20 à 40 mètres (distance minimale d'accélération au bon niveau régional). Il est possible à ce niveau là de travailler " à vide ", ou en survitesse avec l'aide d'un élastique qui facilitera la prise de vitesse et qui permettra de travailler plus précisément sur la vitesse gestuelle (exemple d'exercice : 4 passages sur 4 séries, avec un petite récupération de 1 mn 30 s et une récupération entre les séries de 5 mn).
Au niveau technique, il s'agit de se concentrer sur le placement du bassin pendant la poussée. Il faut garder un bassin fixé (en rétroversion), afin d'être efficace au contact du sol et de préparer la phase suivante.

 

2-3- La phase de conservation de la vitesse

 

C'est la troisième et dernière phase essentielle considérée en sprint. C'est sûrement la plus longue et déterminante car elle dure environ 60 mètres durant lesquels il s'agit de conserver le plus longtemps possible la plus grande vitesse de déplacement.
Tout comme la phase précédente les plans bio-énergétique et technique sont importants.
Sur le plan bio-énergétique ; l'objectif est de mémoriser les actions à des vitesses supérieures à la vitesse maximale (exemple : travailler sur 200 mètres pour quelqu'un qui prépare le 400 mètres et des haies basses ; sur 100 m pour les spécialistes du 200 m et des haies hautes ; sur 60 m pour les spécialistes du 100 m). Ici les efforts étant très importants, il est nécessaire de permettre à l'organisme de récupérer suffisamment avant de passer à une autre série (récupération allant de 10 mn jusqu'à 20 mn pour les coureurs de 400 m). Le nombre de répétition sera réduit, car il faut privilégier la qualité à la quantité. La quantité de travail est généralement celle qui permet de définir la séance sans que la vitesse de déplacement ne baisse (environ 2 à 3 fois la distance de compétition).

Au niveau technique, nous nous concentrerons toujours sur un travail de maintien de la ceinture pelvienne permettant un placement dit en tracteur, et permettant aussi d'optimiser le " griffé ".

 

Un test de 10 foulées bondissantes permettrait de connaître pour chaque athlète son amplitude maximale et par voie de conséquence la distance à respecter entre 2 lattes pour un exercice de foulées bondissantes : si l'athlète réalise 21m en 10 foulées bondissantes, son amplitude maximale sera donc de 2m10.

D'autre part, vous pouvez aborder le relais sous forme ludique en organisant 2 circuits parallèles permettant à 2 équipes de s'affronter. Il est nécessaire de se placer de part et d'autre du couloir afin d'éviter toute percussion entre les 2 relayeurs. Ce qui veut dire que le relayeur occupant l'intérieur de couloir reçoit main droite et transmet dans la main gauche du suivant, et que le relayeur occupant la partie extérieure du couloir reçoit main gauche et transmet dans la main droite du suivant. Tout ceci pour respecter la règle suivante : " le témoin ne doit jamais quitter l'axe médian du couloir ".

Il y aura sûrement quelques oublis qu'il vous conviendra de rajouter avec votre expérience. De plus, ceci n'est qu'une synthèse et une approche personnelle des thèmes abordés qui n'est pas exhaustive. Votre rôle est désormais de la critiquer ou de la mettre en place dans vos clubs afin que vous vous fassiez une idée personnelle des différents points traités.

Toutefois n'oubliez jamais que lorsque nous prenons en charge des athlètes jeunes ou âgés nous sommes responsables de leur intégrité physique. Nous avons comme devoir de les aider à développer leurs capacités physiques. Nous ne pouvons en aucun cas leur faire prendre des risques inutiles.